La tulipe à 10 000 florins
Au XVIIᵉ siècle, aux Pays-Bas, un bulbe de tulipe se serait vendu 10 000 florins. La première bulle spéculative de l'histoire… du moins, c'est ce qu'on raconte.
Entre 1634 et 1637, les Hollandais s'arrachent les tulipes rares, surtout celles aux pétales striés de flammes. Dans des tavernes, on signe des contrats sur des bulbes encore en terre. Des contrats à terme, avant l'heure.
La plus convoitée, la Semper Augustus, aurait atteint 10 000 florins, de l'ordre de 130 000 euros d'aujourd'hui. Puis, début février 1637, le marché s'effondre. Selon un pamphlet de l'époque, tout commence à Haarlem, lors d'une vente où personne n'achète, même en baissant le prix.
En 1841, l'écrivain écossais Charles Mackay en fait le récit d'une folie collective. Mais l'historienne Anne Goldgar a épluché les archives : les acheteurs étaient surtout des marchands et artisans aisés, et elle n'a trouvé qu'une poignée de faillites, sans lien clair avec les tulipes.
Le plus fou : ces rayures qui valaient une fortune étaient causées par un virus, transmis par les pucerons. Il affaiblissait les bulbes, génération après génération. La Semper Augustus a fini par disparaître. On spéculait, sans le savoir, sur une maladie.
Vrai ou faux ?
Les recherches d'Anne Goldgar n'ont trouvé qu'une poignée de faillites, sans lien clair avec les tulipes.
Anecdote rapportée par Mackay, très douteuse : les bulbes de tulipe sont toxiques mal préparés et ont mauvais goût.
Des économistes y voient un comportement plus rationnel, lié à un projet de changement des règles sur les contrats.
Dès qu'on parle de cryptos, d'IA ou de n'importe quelle bulle.