Le stylo de la NASA et le crayon russe
Vous connaissez celle-là : la NASA dépense des millions pour un stylo qui écrit dans l'espace, les Russes prennent un crayon ?
Les Américains ont englouti des millions de dollars publics dans un stylo spatial. Les Soviétiques, plus malins, ont simplement utilisé des crayons.
Au début, Américains et Soviétiques écrivent tous au crayon. En 1965, la NASA commande 34 porte-mines… à 128,89 dollars pièce. Quand le prix fuite, c'est le scandale. La graine de la légende est là : l'argent public gaspillé pour écrire.
Le stylo spatial, lui, a été mis au point par un industriel, Paul Fisher, qui y a investi environ un million de dollars… de sa poche. La NASA n'a rien financé. Après des tests, elle lui en achète 400 pour le programme Apollo.
Pourquoi pas le crayon ? En apesanteur, une mine qui casse ou de la poussière de graphite qui flotte peut abîmer l'électronique. Et le bois brûle, une vraie hantise après l'incendie d'Apollo 1.
Les Soviétiques ont eux aussi commandé des stylos Fisher : 100 exemplaires, au même prix de gros. Le crayon malin n'a jamais battu le stylo hors de prix. C'était l'inverse.
Vrai ou faux ?
Le développement a été financé par Paul Fisher lui-même. La NASA a seulement acheté des stylos.
Oui, mais pour des porte-mines : 128,89 dollars pièce en 1965. C'est ce scandale qui a nourri la légende.
Mines cassées, poussière de graphite et bois inflammable : c'était un risque à bord.
Quand quelqu'un vous la sort en réunion pour vanter le bon sens. Vous avez la suite.