« Douce nuit », le chant de Noël né avec une guitare
Traduit dans plus de 300 langues et dialectes, « Douce nuit » est né dans un village autrichien, un soir de Noël. Et l'histoire qu'on raconte sur sa naissance n'est pas la bonne.
En 1816, Joseph Mohr, jeune prêtre à Mariapfarr, dans la région de Salzbourg, écrit un poème : « Stille Nacht ». En 1817, il est nommé vicaire à Oberndorf, au bord de la Salzach.
Le 24 décembre 1818, Franz Xaver Gruber en compose la mélodie à Arnsdorf, pour deux voix, chœur et guitare. Le soir même, à l'église Saint-Nicolas d'Oberndorf, Mohr chante en ténor en s'accompagnant à la guitare, Gruber tient la basse.
Le chant fait le tour du monde. En 2011, il entre au registre autrichien du patrimoine culturel immatériel, tenu par la commission autrichienne pour l'UNESCO. L'église Saint-Nicolas, elle, a disparu, ruinée par les crues ; une chapelle l'a remplacée.
Et l'orgue rongé par les souris, qui aurait obligé Mohr à sortir sa guitare ? C'est une légende tirée de récits de fiction bien plus tardifs : on ignore toujours pourquoi l'orgue n'a pas servi ce soir-là.
Vrai ou faux ?
Mohr l'a écrit à Mariapfarr ; Gruber a composé la musique le 24 décembre 1818.
C'est une légende tirée de récits de fiction ; la raison pour laquelle l'orgue n'a pas été utilisé reste inconnue.
Mohr chantait en ténor et jouait de la guitare, Gruber chantait la basse.
Au réveillon, quand quelqu'un sort sa guitare ou lance « Douce nuit ».