L'écran qui brillait tout seul dans le noir
Un soir de novembre, dans un laboratoire plongé dans le noir, un écran se met à briller. Personne ne l'éclaire.
Le 8 novembre 1895, en Allemagne, le physicien Wilhelm Röntgen fait des essais avec un tube électrique enveloppé de carton noir, pour qu'aucune lumière ne s'en échappe. À l'autre bout de la pièce, un écran fluorescent s'illumine.
Il éteint le tube : l'écran s'éteint. Il le rallume : l'écran brille, même avec un livre posé entre les deux. Quelque chose d'invisible traverse la matière. Il l'appelle « rayons X », X comme inconnu.
Le 22 décembre, il demande à sa femme, Anna Bertha, de poser la main sur une plaque photographique pendant qu'il allume le tube.
Le cliché montre les os de sa main et son alliance : c'est la première radiographie de l'histoire.
Vrai ou faux ?
Il étudiait des phénomènes électriques. L'usage médical est venu après la découverte.
La phrase est souvent racontée, mais aucune source de l'époque ne l'atteste avec certitude.
En 1901, l'année de création des prix Nobel.
À l'hôpital, en attendant sa radio.