Le Post-it, une colle ratée
Le Post-it est né d'une colle ratée, d'un chanteur de chorale agacé et d'une feuille de papier jaune qui traînait par hasard.
1968. Chez 3M, le chimiste Spencer Silver cherche à créer une colle ultra-puissante pour l'aéronautique. Il obtient l'inverse : une colle faible, qui tient mais se décolle sans laisser de trace. Personne ne sait quoi en faire.
1974. Son collègue Arthur Fry, qui a assisté à une présentation de Silver, chante dans une chorale. Ses marque-pages tombent sans arrêt de son livre de cantiques. Il a une idée : un marque-page qui colle, sans abîmer les pages. 3M permet à ses employés de consacrer du temps à des projets personnels : il en profite.
Le jaune ? Un pur hasard : c'était le papier de brouillon disponible dans le labo voisin.
Et le lancement est un échec : testé en 1977 dans quatre villes sous le nom de « Press 'n Peel », il ne convainc personne. En 1978, 3M distribue des échantillons gratuits dans les bureaux de Boise, dans l'Idaho : plus de 90 % des gens qui les essaient veulent en racheter. Il faut l'essayer pour l'adopter.
Vrai ou faux ?
D'une colle qui devait être ultra-forte et qui s'est révélée très faible.
Le premier test, en 1977, a été un échec. Il a fallu des échantillons gratuits pour convaincre.
C'était le papier de brouillon du labo voisin.
En réunion, devant un mur couvert de Post-it.