Avant les téléphones, Nokia faisait de la pâte à papier
Pour une génération, Nokia, c'est le téléphone incassable et le jeu du serpent. Mais l'entreprise existait déjà plus d'un siècle avant le premier portable.
En 1865, l'ingénieur des mines Fredrik Idestam ouvre une usine de pâte à papier au bord des rapides de Tammerkoski, à Tampere, en Finlande. En 1868, il en construit une seconde un peu plus à l'ouest, près de la rivière Nokianvirta et du bourg de Nokia.
En 1871, il fonde avec son ami Leo Mechelin, juriste et futur homme d'État, une société anonyme : Nokia Ab, du nom du lieu. À côté, deux autres entreprises finlandaises grandissent : la Finnish Rubber Works, fondée à Helsinki en 1898 et installée à Nokia en 1904, qui fabrique des galoches, des bottes puis des pneus, et la Finnish Cable Works, née en 1912, qui fabrique des câbles.
Les trois sociétés, déjà liées, fusionnent en 1967 pour former Nokia Corporation : papier, caoutchouc, câbles et électronique. Son premier téléphone mobile, le Mobira Senator, un radiotéléphone de voiture vendu sous la marque Mobira, sort en 1982.
Aujourd'hui encore, on trouve des bottes et des pneus Nokian, héritiers de la branche caoutchouc, mais devenus indépendants de Nokia. Le géant du téléphone est né d'une râperie de bois au bord de rapides.
Vrai ou faux ?
Plus exactement de pâte à papier (pâte mécanique), à partir de 1865.
La première usine était à Tampere. C'est la seconde, en 1868, qui a donné son nom à l'entreprise.
La vente a eu lieu en 2013-2014, mais Nokia existe toujours et fabrique des équipements de réseaux télécoms.
En sortant un vieux Nokia d'un tiroir. Ou en enfilant des bottes en caoutchouc finlandaises.