Le Groenland, premier coup de marketing de l'histoire
Le Groenland, « pays vert », est couvert de glace. L'Islande, « pays de la glace », est verdoyante l'été. Ces deux noms sont nés d'une déception et d'un coup de pub.
IXᵉ siècle. Le Viking Flóki Vilgerðarson part de Norvège pour une terre dont on lui a parlé, à l'ouest. Il navigue en lâchant des corbeaux pour trouver la côte, d'où son surnom : Flóki aux corbeaux. Il passe l'hiver sur place, mal préparé. Le bétail ne survit pas.
Au printemps, il grimpe sur une montagne et voit un fjord rempli de glaces flottantes. Dégoûté, il baptise l'île « Ísland », le pays de la glace. De retour en Norvège, il la décrit comme une terre sans valeur.
Un siècle plus tard, vers 982, Erik le Rouge est banni d'Islande pour trois ans. Il explore une immense terre plus à l'ouest. Pour y attirer des colons, il lui faut un nom qui donne envie. Il l'appelle le « pays vert » : Grønland.
Ça marche : en 985, environ 25 navires partent avec lui, 14 arrivent. La colonie comptera jusqu'à 5 000 habitants. Selon la saga, Erik l'avait dit lui-même : les gens viendraient plus volontiers si la terre avait un beau nom.
Vrai ou faux ?
Selon la saga, Erik le Rouge voulait un nom qui donne envie de venir.
Explication qui circule, sans appui dans les sources anciennes. Selon la tradition, Flóki l'a nommée après avoir vu un fjord rempli de glaces.
Il avait entendu parler de terres à l'ouest. Il les a explorées pendant son bannissement d'Islande.
Dans une conversation sur le marketing ou sur le Groenland, souvent dans l'actualité.