Einstein n'a jamais été nul en maths
« Même Einstein était nul en maths. » Cette phrase console des générations d'élèves. Elle est fausse, et Einstein a dû la démentir lui-même.
Le jeune Einstein était un cancre qui a raté ses examens de mathématiques.
À 12 ans, Albert Einstein apprend seul l'algèbre, le calcul et la géométrie. Avant 13 ans, il trouve sa propre démonstration du théorème de Pythagore. À 14 ans, il maîtrise le calcul différentiel et intégral.
En 1895, à 16 ans, il tente le concours d'entrée de l'École polytechnique de Zurich. Il échoue, mais à cause de la partie générale. En mathématiques et en physique, il se distingue. L'année suivante, son diplôme lui donne la note maximale, 6, en physique, algèbre et géométrie.
D'où vient le mythe ? En partie d'une confusion : en Suisse, 6 est la meilleure note, alors qu'en Allemagne, c'est la pire.
En 1935, la célèbre rubrique Ripley's Believe It or Not! titre : « Le plus grand mathématicien vivant a échoué en maths. » Un rabbin de Princeton lui montre l'article. Einstein répond : « Je n'ai jamais échoué en mathématiques. Avant 15 ans, je maîtrisais le calcul différentiel et intégral. »
Vrai ou faux ?
Il excellait. Il l'a lui-même démenti en 1935 : avant 15 ans, il maîtrisait le calcul différentiel et intégral.
En 1895, à 16 ans, à l'entrée de Polytechnique à Zurich, à cause de la partie générale, pas des maths ni de la physique.
C'est une explication souvent avancée : en Suisse, 6 est la meilleure note. La rubrique Ripley's de 1935 a fait le reste.
Quand quelqu'un se console avec « même Einstein était nul en maths ». Ou pour motiver un ado… avec la vraie version.