Le père des JO a gagné l'or… sous un faux nom
Aux Jeux de Stockholm, en 1912, un poème signé de deux inconnus remporte la médaille d'or de littérature. Derrière ces noms se cache l'homme qui a relancé les Jeux olympiques.
De 1912 à 1948, les Jeux ont eu des concours d'art : architecture, littérature, musique, peinture et sculpture. Une seule règle : l'œuvre devait être inspirée par le sport. C'était une idée de Pierre de Coubertin, qui voulait unir le muscle et l'esprit.
En 1912, à Stockholm, six auteurs concourent en littérature. L'or revient à une « Ode au sport », écrite en français et en allemand, signée Georges Hohrod et M. Eschbach. Ce sont des noms de villages d'Alsace, voisins de la maison de la belle-famille de Coubertin.
Car l'auteur, c'est lui. Il ne l'avoue que sept ans plus tard. Les concours d'art s'arrêtent après 1948 : le CIO juge que presque tous les artistes sont des professionnels, alors que les Jeux sont réservés aux amateurs.
Comme l'œuvre avait été inscrite pour l'Allemagne (l'Alsace était alors allemande), la base de données olympique Olympedia range encore aujourd'hui cette médaille d'or… sous le drapeau allemand.
Vrai ou faux ?
Il a utilisé deux pseudonymes et n'a avoué qu'environ sept ans plus tard.
L'Américain Walter Winans : or au tir en 1908, or en sculpture en 1912.
Le premier président fut le Grec Dimitrios Vikélas, de 1894 à 1896. Coubertin lui a succédé.
Pendant la cérémonie d'ouverture des JO. Ou avec quelqu'un qui écrit des poèmes et fait du sport.