Les cartons jaune et rouge sont nés à un feu rouge
Pendant des décennies, les arbitres de football avertissaient et expulsaient les joueurs de vive voix. Jusqu'à ce qu'un arbitre anglais s'arrête à un feu rouge à Londres.
Le 2 juin 1962, au Mondial chilien, l'Anglais Ken Aston arbitre Chili-Italie. Coups de poing, nez cassé, deux expulsés : l'Italien Giorgio Ferrini refuse de sortir et la police doit l'évacuer. Le match reste dans l'histoire comme la « bataille de Santiago ».
En 1966, Aston dirige les arbitres de la Coupe du monde. Le 23 juillet, en quart de finale, Angleterre-Argentine, l'arbitre allemand expulse le capitaine argentin Antonio Rattín, qui ne comprend pas et reste plusieurs minutes sur le terrain. Les frères Charlton, eux, ne savent pas s'ils ont été avertis.
En rentrant en voiture, Aston s'arrête à un feu sur Kensington High Street. Il racontera s'être dit : « Jaune, doucement. Rouge, stop, tu sors. » Les cartons jaune et rouge sont utilisés pour la première fois à la Coupe du monde 1970, au Mexique.
Pendant cette première Coupe du monde avec cartons, aucun rouge n'est sorti. Le premier carton rouge d'un Mondial attendra 1974, pour le Chilien Carlos Caszely.
Vrai ou faux ?
Les expulsions existaient, elles étaient seulement annoncées oralement, d'où les malentendus.
Aston l'a racontée lui-même : jaune pour ralentir, rouge pour s'arrêter.
Ils sont nés du problème de langue entre arbitres et joueurs.
Quand un arbitre sort un carton pendant un match. Ou à un feu rouge, en voiture avec des fans de foot.