L'écriture qu'un adolescent a réinventée
Un officier propose aux aveugles un système de points en relief. Un élève de douze ans le trouve trop compliqué, et le refait entièrement.
En 1821, Charles Barbier présente à l'Institution royale des jeunes aveugles de Paris son « écriture nocturne » : des points en relief qui se lisent au toucher, jusqu'à douze par signe, et qui notent les sons plutôt que les lettres.
Louis Braille, élève de l'institution, a douze ans. Il l'essaie et repère vite ses défauts : trop de points pour un seul doigt, et impossible d'écrire l'orthographe, la ponctuation ou les chiffres.
Il le retravaille seul pendant des années. Vers quinze ans, il met au point un système à six points seulement, capable de noter lettres, chiffres, ponctuation et même la musique.
L'alphabet que lisent aujourd'hui les aveugles du monde entier a été inventé par un adolescent de quinze ans.
Vrai ou faux ?
C'est la version la plus répandue, mais elle est contestée : ses premiers écrits le destinent déjà aux aveugles, l'usage militaire n'apparaissant que plus tard.
Il s'est appuyé sur le système de Charles Barbier, qu'il a profondément transformé.
C'est l'innovation clé de Louis Braille, contre douze pour le système de Barbier.
Devant un bouton d'ascenseur ou une boîte de médicaments en braille.