Le petit mot perdu de Neil Armstrong
« C'est un petit pas pour l'homme… » La phrase la plus célèbre du XXᵉ siècle contient peut-être une faute. Et on se dispute depuis plus de 50 ans pour une seule lettre.
20 juillet 1969. Neil Armstrong pose le pied sur la Lune et prononce, en anglais : « That's one small step for man, one giant leap for mankind. »
Problème : en anglais, « man » sans article veut dire « l'humanité », comme « mankind ». La phrase, telle qu'on l'entend, dit donc : « un petit pas pour l'humanité, un bond de géant pour l'humanité. » Armstrong voulait dire « for a man » : un petit pas pour un homme.
Il a d'abord assuré qu'il n'aurait jamais fait une telle erreur. Puis, après avoir réécouté l'enregistrement, il a admis qu'on n'entendait pas le « a ».
En 2006, une analyse audio a conclu qu'il l'avait bien prononcé, mais que la transmission l'avait avalé. Des linguistes restent sceptiques. Armstrong, lui, a tranché avec élégance : le « a » est sous-entendu, qu'on le mette entre parenthèses. C'est ce que fait la NASA.
Vrai ou faux ?
C'est ce qu'on entend. Lui voulait dire « pour un homme ». Une analyse de 2006 pense que le « a » a été avalé par la transmission.
Il l'a choisie juste avant de sortir du module, selon lui.
La transcription officielle met le « a » entre parenthèses.
Un 20 juillet, ou quand quelqu'un fait une faute dans un discours important.